Une histoire singulière

Marc MORVAN Sculpteur - Au travail !

Grièvement blessé après le naufrage de son bateau, il a triomphé de ses meurtrissures en sculptant. C’est en 1995 qu’il débute officiellement la sculpture monumentale.
L’homme debout (1999) marquera une étape dans la maturité de l’artiste. Depuis les créations se sont succédées, plus étonnantes les unes des autres, plus gigantesques au propre comme au figuré. D’autres créations attendent dans sa tête, leur délivrance. La lumière, la pyrotechnie ont fait leur entrée remarquée. Les projets fourmillent dans sa tête, comme exposer à Londres et à Seattle.

Marc Morvan fait feu de tout bois. A peine a-t-il achevé le Mouton Géant, Agnus Horribilis, transformé en bélier, qu’il reprend le taureau par de nouvelles cornes…. ou plutôt par les pinces!

Car c’est un homard qui va surgir de l’atelier de Pont Kamm. Un homard géant en mémoire des marins péris en mer qui sera fabriqué à partir des morceaux de bateaux voués à la casse.

Le projet est parrainé par l’UIMM et par la Région Bretagne ( projet Karta). Il sera le clou des fêtes maritimes de Brest 2012.

Autre défi que relève ce descendant des esclaves de Martinique : une statue en mémoire des esclavages. Conçue dans le cerveau fertile de Max Relouzat avec le concours de la photographe Véronique Brod, de l’infographiste Serge Nicolie et de l’artiste Arsène Wittersheim, il surgira sur un site de la façade atlantique telle une vigie transcendant l’histoire et témoignant de l’art engagé.

Et puis des projets, des expos, des performances… Ainsi à Brest Métropole Océane où un ogre déchet a été érigé dans le cadre de la semaine des déchets du 20 au 28 novembre.

Qu’on se le dise, Marc Morvan n’a pas fini de sculpter des idées en acier.